Biographie

Swarte Joost

Né à Heemstede (Pays-Bas) en 1947, Joost Swarte, attiré dès l’adolescence par la peinture, fréquente l’atelier de l’artiste réaliste Roelof Klein qui lui apprend, entre autre, à "savoir regarder, savoir utiliser ses yeux". Il est alors âgé de quinze ans. En suivant les cours qui mêlent habilement les côtés techniques et artistiques de l’Academie Industrïele Vormgeving d’Eindhoven, il apprend les méthodes d’impression, la théorie des couleurs ou encore la charpenterie ! Dans le même temps, il travaille sur ses premières planches de bande dessinée et est publié dès 1970. À partir de 1971, il travaille pour le célèbre magazine Tante Leny Presenteert. Puis il illustre régulièrement les couvertures et les suppléments du magazine Vrij Nederland et travaille également pour le magazine belge Humo. En 1980, Joost Swarte participe pour la première fois au Festival de la bande dessinée d’Angoulême.

Si Joost Swarte est surtout connu comme dessinateur et scénariste, il est également graphiste et a réalisé de nombreuses pochettes de disques et d’affiches de concert, principalement de jazz. Il est aussi créateur de vitraux, son œuvre de verre décore des piscines, des palais de Justice... Par ailleurs, Joost Swarte s’est frotté au design, créant du mobilier tout droit sorti de ses dessins comme la fameuse table-carotte. En 1996, il présente son projet pour le nouveau théâtre de Toneelschuur à Haarlem, inauguré en 2003. Toujours en architecture, il a conçu de A à Z une bibliothèque publique logée dans le hall d’un hôtel, l’hôtel Alphabet aux Pays-Bas. Joost Swarte a aussi réalisé de nombreux travaux sur d’autres supports tels que les timbres, les sculptures, les calendriers, les ex-libris et les logos… L’artiste, promoteur acteur de la bande dessinée dans le monde, est cofondateur de la maison d’édition Oog & Blik à Amsterdam. Touche-à-tout de génie, Joost Swarte est bien ancré dans son temps ; son univers est celui de l’urbanité, des machines, des relations citoyennes. Mouvements, couleurs et rythmes animent toute sa création ; celle-ci, très architecturée, recourt à la "ligne claire" pour son dessin. Nom qu’il donne à ce style épuré dont Hergé fut le précurseur, par opposition au style atome infl uencé par Jijé. Mais en y regardant de plus près, c’est plutôt la subversion qui est son dessein, renouant en cela avec le mouvement underground qui avait vu naître ses premières bandes dessinées. Créateur original et important, il est l’une des figures incontournables du 9ème art et il influence bon nombre de jeunes créateurs.