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L'Alpe nº27 : Au bon air de la montagne
L'Alpe nº27 : Au bon air de la montagne
Musée Dauphinois

Collection L'Alpe - Les couvertures
Format : 230 mm x 300 mm
96 pages
Paru en mars 2005
EAN/ISBN : 9782723451482
Hachette : 7353402

Prix : 15.00 €

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Dans la même collection
. L'Alpe - Coffret - Tome 01 à 04
. L'Alpe - Coffret - Tome 05 à 08
. L'Alpe - Coffret - Tome 09 à 12
. L'Alpe - Coffret - Tome 13 à 16
. L'Alpe - Coffret - Tome 17 à 20
. L'Alpe nº01 - Gens de l'alpe
. L'Alpe nº02 - Franchir les Alpes
. L'Alpe nº03 - Transhumances
. L'Alpe nº04 - Villégiatures
. L'Alpe nº05 - Vins, vignes et vignerons
. L'Alpe nº06 - Tournant de millénaire
. L'Alpe nº07 - Cartographier la montagne
. L'Alpe nº08 - Bestiaire
. L'Alpe nº09 - L'eau
. L'Alpe nº10 - Fêtes d'hiver



Résumé : Existe-t-il un bon air dans les montagnes, un air qui favoriserait la santé ou la guérison de la maladie ? Nul ne peut l'affirmer, mais le tourisme d'altitude naît au XIXe siècle de la certitude que la pollution est moins forte au voisinage des sommets que dans les banlieues enfumées et malsaines nées de la révolution industrielle. Justement, n'est-ce pas là qu'apparaît à la même époque un fléau épidémiologique comparable par son ampleur à la peste noire médiévale ? La tuberculose va durant un siècle mobiliser la science médicale et entraîner la construction en montagne d'immenses complexes hospitaliers. Certes des vies seront sauvées, mais à quel prix ? Déracinement de longue durée, mutilations douloureuses et souvent inutiles, cohabitation et ségrégation sexuelle comparables à la vie carcérale, monastique ou militaire sont les marques infamantes de cet isolement du malade dans ces casernes médicalisées que furent les sanatoria alpins. La contrepartie positive de ces traitements trop souvent barbares et peu efficaces, jusqu'à l'avènement des antibiotiques qui trouvent aujourd'hui leurs limites, s'énonce en un mot : le temps, infiniment de temps pour le rêve, l'étude, voire dans le meilleur des cas, la création. Des poètes, des écrivains, des artistes innombrables, et non des moindres, ont sublimé leurs souffrances et leur ennui dans des uvres qui n'auraient jamais vu le jour sans cette incarcération montagnarde subie et consentie. Comme le remarque avec pertinence Stefan Zweig entre les deux guerres dans une formule saisissante reprise un plus tard par un malade dans le titre d'un récit poignant : « La maladie est le luxe des pauvres ». En dépit de la reconversion médicale et touristique inévitable et heureuse de ces établissements, la nature sauvage, l'air pur de la montagne, son soleil éclatant, ses forêts de conifères et ses panoramas demeurent encore pour un temps un symbole puissant de la santé physique et morale.

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